mardi 15 juin 2010

Kinky, le sexe, les stéréotypes et son nombril

Suite à l'un de mes post où je traitais du féminisme, une lectrice me disait récemment ceci (le "vous", nous concernant bien sûr nous les mâles) :

Vous voulez nous imposer un autre code moralisateur. Celui du sexe comme loisir, jeu, détente, sport peut-être, sans charge émotionnelle ou sentimentale.

La première question est bien évidemment de déterminer si je dois légitimement me sentir visé, si je suis devenu malgré moi un moralisateur (quelle horreur !). Certains y liraient peut-être une pique contre la gente masculine, moi j'y vois plutôt un point de vue qui se défend.

Il est évident qu'en vous narrant mes aventures et rencontres sous le prisme d'une quête du plaisir physique je fais, que je le veuille ou non, la promotion de l'aventurisme sexuel, de l'adultère, du sexe récréatif. Je m'inscrirais donc dans cet autre code moralisateur. Même s'il n'a jamais été question pour moi de convertir qui que ce soit à quoi que ce soit. Quoique. Je dois avouer que dévoyer une jeune femme ou dévergonder une femme mariée est plutôt plaisant.

Je ne peux nier qu'il existe une forme de pression sur les femmes, de la part des hommes dans mon genre, de la part du porno, de la part de ses consommateurs réguliers, pour qu'elles se conforment à un modèle de femmes faciles qui arrange bien la gente masculine. La pression serait-elle si forte que la femme y céderait malgré elle ? J'ai de très sérieux doutes. Mais je suis bien sûr d'accord pour dire que liberté sexuelle ne rime pas obligatoirement avec sexe de consommation. Mais sans démagogie aucune, je ne vois pas pourquoi vivre ses désirs sans contraintes serait un privilège masculin. Nos égos, nos penchants possessifs doivent-ils en souffrir.

Mon point de vue est simple. Libre à chacun(e) de vivre sa sexualité comme il l'entend. Tant qu'elle n'implique que des personnes consentantes et majeures, aucune sexualité n'est critiquable.

Il est clair pour moi que la relation entre sexe et sentiments est au cœur de bien des incompréhensions entre hommes et femmes. Et le comportement typiquement masculin qui consiste à tromper l'ennemi (le terme n'est pas trop fort tant certains hommes considèrent la femme qu'ils veulent mettre dans leur lit comme une adversaire plutôt qu'un complice) en mentant sur ses intentions et son implication future n'arrange pas les choses.

Pour schématiser il est communément admis que les hommes sont tout à fait capables de séparer sexe et sentiments quand la femme elle a besoin de sentiments pour sexer. C'est à la fois vrai et caricatural. Je connais bien des hommes qui ne sexent qu'amoureux et j'ai rencontré bien des femmes qui pratiquent le sexe récréatif. D'ailleurs, je constate que les femmes qui pratiquent régulièrement le sexe pour le sexe sont souvent plus dures dans les rapports humains et plus jusqu'au boutistes dans leurs pratiques. Pour l'anecdote, quasiment toutes les femmes (et plus encore les femmes en couple) avec lesquels je discute sur le site libertin que je fréquente me disent être harcelées par des hommes transis peu avares en déclarations amoureuses. Qui l'eut cru ?

L'une des raisons qui explique que les hommes soient plus enclins que les femmes à pratiquer le sexe pour le sexe est bien évidemment la plus grande facilité masculine à prendre plaisir avec une inconnue, même si - sujet tabou - les défaillances et départs rapides sont bien plus courants que les hommes n'aiment à le laisser croire. C'est un fait, la mécanique du plaisir féminin est autrement plus complexe et cérébrale que son homologue masculine. Et puis, reconnaissons-le, l'aventurier sexuel, aussi fier soit-il, est parfois trop égoïste et/ou ignorant. Comme le dit le proverbe, chatte échaudée...

Le rejet - ou la non-adhésion - du sexe pour le sexe par nombre de femmes est donc bien sûr lié au fait que la femme qui s'y essaie n'y trouve pas toujours son compte sexuellement mais aussi à des critères moraux, à des schémas familiaux qui ne datent pas d'hier. Je comprends qu'une femme qui adhère à ses valeurs se sente déroutée et sous pression face à un discours qui tente de remettre en cause tout un équilibre. Il me semble aussi que, pour diverses raisons, la femme subit de plus en plus la pression de l'horloge biologique. Les rencontres sans lendemain ou de courte durée sont vécues comme une perte de temps qui les détourne de leur objectif : trouver celui qui sera le père leur(s) enfant(s).

L'une des questions que l'on peut se poser, c'est pourquoi ce désir de séparer sexe et sentiments grandit-il, chez l'homme comme chez la femme moderne ? Les causes sont je crois multiples.

Il y a je crois pour beaucoup d'entre nous l'envie d'assumer et de vivre pleinement nos fantasmes, nos envies de renouvellement des partenaires, de pluralité. Si cette sexualité n'est pas partagée par tous, elle n'en est pas moins noble à mes yeux quand elle se pratique avec respect. Pour beaucoup il s'agit de pulsions que nous nous devons de réprimer mais j'attends toujours que l'on me prouve que l'Homme (avec un grand H) est monogame de nature.

Le sexe récréatif est bien sûr largement pratiqué par les hommes et femmes mariés (ou en couple). Les aventures sans lendemain ou les relations suivies sans implication ("sans prise de tête" comme on dit sur les forums et sites de rencontre) représentent une évasion, un jardin secret, une bouffée d'oxygène, sans remettre en cause le confort du couple.

Le sexe pour le sexe est bien sûr populaire car il représente une solution de facilité. Ne prendre que le meilleur. Ne pas faire l'effort des concessions qu'impliquent une relation amoureuse et une vie de couple. A la décharge des (jeunes) hommes, il faut dire qu'une certaine tendance féminine à vouloir bruler les étapes et à refuser de se donner le droit à l'échec fait souvent démarrer une relation sur des bases peu saines. Il est intéressant de noter qu'une immense majorité des femmes célibataires qui pratiquent le nomadisme sexuel sont des femmes récemment séparées, désireuses de vivre une sexualité intense qui les a fuies durant leur vie de couple, mais qui ne se sentent pas prêtes à se lancer dans une relation affective. Je crois également que les hommes pensent que les sites spécialisés permettent d'écourter la phase de drague/séduction. Ce qui bien sûr est rarement le cas.

L'aventurisme sexuel permet de vivre ses fantasmes à la carte. Quelques soient vos goûts, il est très probable que vous trouviez sur Internet un, une ou des partenaire(s) qui les partagent. Mais il n'est pas évident qu'il(s) ou elle(s) soi(en)t hors contexte sexuel suffisamment à votre goût pour partager avec vous les traites d'un monospace. Et inversement, même s'il ne devrait en être ainsi et malgré tout l'amour que vous pouvez partager, il n'est pas toujours évident de proposer la réalisation de certains fantasmes à l'homme ou la femme de sa vie.

En parlant de réalisation de fantasmes, j'ai à plusieurs reprises été choqué par le discours de certaines femmes (en couple libertin) consommatrices d'hommes noirs, qui me confiaient à quel point elles aimaient les avoir pour amants, mais s'empressaient d'ajouter qu'elles ne pourraient jamais "vivre avec un black", à coups de justifications révoltantes. Comme disait MC Jean Gab'1, le comble du racisme c'est de tringler ce qui rebute. Fin de la parenthèse.

Bien sûr, lorsqu'il se met en quête (en chasse ?) d'une partenaire de sexe sans prise de tête, le mâle souffre parfois (souvent ?) d'un problème de représentation de la femme. Dans son esprit, son interlocutrice sera forcément une grosse cochonne insatiable totalement au service de son plaisir. Une super-baiseuse qui va accepter de réaliser tous les fantasmes masculins véhiculés par le porno, et qui bien sûr prendre son pied. Alors, il trouve normal de proposer un fist-fucking dans les 10 premières secondes d'une conversation. Confronté à la réalité des désirs féminins, il est perdu et devient agressif.

On peut critiquer les sites de rencontres sexuées ou les clubs de débauche. L'aspect consumériste. Le choix de partenaires sur catalogue. Ce sont des arguments que j'entends fort bien. D'autant plus que le poids des habitudes (et des frustrations ?) fait que les rapports y sont de plus en plus tendus. Mais je trouve que ce n'est pas moins noble que les sorties du samedi soir en discothèque, où tout le monde est là pour baiser, sans (se) l'avouer et parfois sans le faire. A titre personnel, je suis content de ne pas devoir subir pendant des heures de la musique de merde pour trouver une partenaire de jeu. Mais il est vrai également que la tendance, de plus en plus forte sur les sites de consommation sexuelle, à considérer le sexe comme une discipline sportive et à considérer la séduction comme un casting me navre.

Quelque soit notre vécu affectif et sexuel, quelques soient les raisons qui nous ont amené à pratiquer le sexe récréatif, je doute qu'il puisse se pratiquer durablement sans complicité, sans séduction, sans partage. Depuis que je papillonne j'ai vécu des moments d'une intensité sexuelle incroyable, j'ai réalisé nombre de mes fantasmes, mais à l'heure du bilan ce qui ressort avant toutes choses c'est la beauté des rencontres et des personnalités.


Bande son
Willie Dixon - Back Door Man



15 commentaires:

Duel au Soleil a dit…

Tu es excellent , tu convertirais une bonne soeur :)

Kinky a dit…

@ duel :
C'est une bonne idée ça. Je m'occupe d'abord d'une blonde marseillaise et ensuite je m'attaque au dévergondage de bonnes soeurs ;-)

Clown Triste a dit…

Je suis d'accord avec Duel. Pas sur la bonne soeur, peut-être, mais sur la qualité du texte.
La lectrice qui t'a inspiré cet article a finalement eu une riche idée en t'écrivant.
Quant à la blonde marseillaise, qui sait ce qui se passe vraiment dans sa tête et dans sa vie ? ;)

C.T.

PS : grand classique d'Internet - tu préféreras "gent" à "gente" :)

Blonde Marseillaise a dit…

Il doit bien se passer quelques petites choses

Kinky a dit…

@ clown triste :
Son commentaire est très intéressant et fait réfléchir. Et pour une fois qu'un commentaire invite au débat...

Qui sait ce qui se passe dans la tête d'une femme...

Kinky a dit…

@ blonde marseillaise :
Nous l'espérons tous !

sasa a dit…

J'ai l'impression de constater cet effet ciseau dans les rapports hommes / femmes : ces dernières découvrent les "joies" du sexe récréatif et consomment sans vergogne (et oui, elles en sont capables), pendant que ces messieurs attendent et espèrent l'amûr.

Du coup ils désespèrent de se voir sucés, croqués, et jetés après consommation, comme une chupa chups (l'image est douteuse, je sais).

On peut se dire que progressivement, tout cela va se tasser, et que l'on arrivera à des comportements plus partagés. Faut juste que les femmes épuisent la nouveauté (le sexe pour le sexe).

le son du sourire a dit…

Voilà un post digne d'un chien agile (cf cynisme sur wiki rooooo.. source inépuisable) suffisamment argumenté pour espérer voir enfin clos ce débat (sur un schéma o combien caricatural) par un précieux bilan.

Que l'on vienne de l'une ou l'autre de ces 2 planètes, le plaisir provient d'un désir lié à une attirance à la fois physique et mentale (pour résumer).

Au delà du comparatif de leur taille (venus, plus vaste que mars, est la plus chaude du système solaire..) et d'une vision purement anatomique ou physiologique (caractéristique de leur différence)et pour faire un parallèle mytho logique, venus est la déesse de l'amour et son plaisir est un territoire à conquérir par le dieu de la guerre.

Une leçon … garder le sourire.

(pour toi)

petite française a dit…

Et bien... vous pouvez vous vanter de me faire rougir !

Belle réponse qui ne clôt pas le débat, bien au contraire. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'en parler avec une ou deux autres lectrices. [et oui... ;-)]

Je partage votre argumentation sur bien des points, même si j'en tire d'autres conclusions, mais certainement pas parce que, fondamentalement, nous venons de planètes différentes (quelle imposture intellectuelle !).

Je suis un peu gênée pour répondre quant aux motivations des uns et des autres à propos des rencontres via internet, sites de spécialisés notamment, car je n'ai jamais été longuement assidue. Ce n'est pas une pose ni du snobisme, encore moins une critique de ce moyen somme toute novateur et quelque part libérateur.

Par contre, j'aimerais rebondir sur cette idée d'une femme (toutes les femmes ?) qui "adhère aux critères moraux, à des schémas familiaux qui ne datent pas d'hier". Généralisation qui me surprend.

Justement ! tout utopique que cela soit, je pense que bon nombre de femmes (et d'hommes) cherchent une nouvelle définition du couple ou une redéfinition, en dehors des contingences matérielles à partager, de la répartition des rôles "immuable".

Utopique car je connais le poids de certains invariants, quelle que soit la structure sociale, le code moral appliqué.

L'horloge biologique tique aussi pour les hommes, même si, comme une horloge ordinaire, elle repasse deux fois pour l'homme à midi, une première fois au moment de la trentaine, lorsque la volonté de faire un enfant s'allie à celle de se fixer son couple et de rentrer dans un certain conformisme, et une deuxième fois après 45-50 ans... pour des raisons très diverses mais dont la moindre n'est pas de vivre pleinement l'expérience de la paternité.

Mais, car il y a un mais, bon nombre de personnes s'excluent de ce schéma et ne souhaitent pas faire d'enfants !

Pour en revenir au consummérisme sexuel et aux insatisfactions, votre analyse est très juste. Les frustrations engendrent la violence. Là, ce n'est pas nouveau.
Ce qui, par contre, est nouveau, est que cette violence est désormais partagées par les femmes. Pas tant la violence physique, traditionnellement masculine (mais là encore on peut en discuter), qu'une agressivité de comportement. Que l'on peut absolument regretter. Je suis d'accord. Ce n'est pas sur la base de la violence, de l'agressivité, du manque de respect, que je conçois l'égalité ou la parité et à bien des égards, je trouve l'attitude des femmes (et des féministes) peu défendable.

Mais la douceur n'exclut pas la fermeté. Sinon, ce n'est que de la faiblesse. (merci La Rochefoucauld)

Vous me faites sourire lorsque vous évoquez le fait qu'un homme recherche évidemment une "super-baiseuse" pour vivre ses fantasmes de sexe sans lendemain. D'une part parce que vous même le réfutez en évoquant la possibilité de convaincre une "nonne" à vous donner satisfaction, même -surtout- dans le fantasme le plus lubique. ce qui est, en quelque sorte un double fantasme. Ou un fantasme à double détente...
D'autres part parce que bon nombre d'hommes, il me semble, recherchent surtout une femme équilibrée. Même pour une seule fois.

Ainsi je ne crois pas du tout, internet ou pas, sites spécialisés ou pas, à l'universalité du fantasme véhiculé par la (mauvaise) pornographie de la salope et de l'érotomane.

Par contre, et c'est là où votre conclusion a toute sa valeur et sa saveur, oui la relation sexuelle récréative, intellectuellement stimulante (la phase de séduction, la plénitude de l'après) et physiquement épanouissante, se comprend avec certaines valeurs, partage, générosité, respect. Pour soi-même et en réponse à l'autre.

Donc avec une implication émotionnelle qui nous est propre et singulière.

B

Kinky a dit…

@ sasa :
Oui, les femmes consomment et jettent mais elles sont encore une minorité. En ce qui me concerne, être un homme objet ne me gène pas et je joue volontiers le rôle du Chupa Chups. Rires... Plus sérieusement, l'aventure sans lendemain n'est problématique que lorsque qu'une des deux parties espère plus. Ce qui pousse les hommes qui chassent à être maladroits et à préciser bien vite "c'est juste pour un plan cul".

La femme consommatrice de sexe récréatif est le plus souvent une femme récemment séparé qui veut rattraper des années d'ennui sexuel ou une femme en couple qui désire consommer ce qu'elle n'a pas à la maison, et consomme donc sur catalogue.

Je ne sais pas si les hommes qui se désespèrent de trouver l'amour sont si nombreux. Nous n'avons pas l'horloge biologique qui nous presse.

Même pour une aventure, un plan cul, hommes et femmes savent-ils toujours exprimer leurs envies et partager ? Pas si sûr...

Que l'homme qu'on jette se sente parfois blessé dans son égo cela ne fait aucun doute. L'homme a un gros égo. Mais il finira bien par accepter les règles du jeu.

Kinky a dit…

@ le son du sourire :
Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, le mâle que je suis est assez (pour ne pas dire totalement) hermétique aux discours à base de planètes et de mythologie. J'ai cru comprendre que ça pourrait me sauver de la caricature et constituer pour moi une bonne leçon, je vous relirai donc à tête reposée.

Kinky a dit…

@ petite française :
Je vais pouvoir bomber le torse et frimer sur la blogosphère. J'ai fait rougir petite française !

Je ne crois pas non plus à cette histoire de planète avec laquelle certains se sont fait beaucoup d'argent, l'homme et la femme sont simplement physiologiquement et psychologiquement différents. La femme enfante. Pas l'homme. C'est énorme comme différence.

Mais bien vous en fasse de ne pas fréquenter assidument les sites de rencontre. Je crois que si j'étais une femme, ou un homme avec plus de courage et de temps, je ne les fréquenterais pas non plus.

Je suis d'accord avec vous, c'est toute une génération d'hommes et de femmes qui cherchent à réinventer le couple, à trouver des formes plus libres, mais c'est encore un mouvement minoritaire. Mais honnêtement, le plus souvent, cela ne dure que le temps où la femme n'a pas encore d'envie de grossesse. Après, tout le monde rentre dans le rang.

L'horloge biologique n'étant pas passé chez moi quand elle aurait du, je vais attendre la cinquantaine. Rires... Vous en connaissez vraiment beaucoup des gens qui excluent d'avoir des enfants ? De toute ma vie si j'en ai rencontré trois c'est le bout du monde !

Je reste persuadé que la "violence" de certaines femmes consuméristes n'est qu'un moyen de se protéger de la violence des hommes qui fréquentent les lieux de consommation sexuelle. La violence verbale vient surtout quand un non n'est pas accepté comme réponse par des hommes aux comportements guerriers. Pour avoir fréquenté très tôt chats, forums et sites de rencontre j'ai eu le temps de voir évoluer les rapports virtuels hommes/femmes, qui se sont durcis au fur et à mesure que l'accès à Internet s'est démocratisé.

Ce que je veux dire par rapport à la "super-baiseuse" c'est qu'il y a une génération entière d'hommes élevés au porno pour qui il est évident qu'Internet n'est fréquenté que par des jeunes femmes qui baisent comme des actrices X, en ont la sexualité et la docilité. De la même façon qu'il y a des hommes que ça n'étonne pas quand il se connecte avec leur téléphone portable à des chats surtaxés de discuter immédiatement avec une super-salope canon habitant à 100 mètres de chez eux. Rires... Je m'exclue des hommes en quête de la super-baiseuse car la sexualité qu'ils recherchent n'est pas celle que je recherche. Je suis d'accord pour dire que beaucoup d'hommes recherchent des femmes équilibrées. C'est le cas des hommes et des femmes dont nous fréquentons les blogs, mais notre petit microcosme n'est qu'un ilot dans l'océan de la rencontre amoureuse/sexuelle.

Il n'y a pas d'universalité du fantasme, je suis d'accord. Mais il y a tout de même une tendance au lissage. Pour moi le problème ne vient pas de la qualité de la pornographie. Quelque part c'est le propre et le charme de la pornographie d'être sale, crue, dérangeante... Le problème vient de la sur-consommation, de l'addiction et surtout du rôle d'éducation sexuel qu'il joue pour beaucoup de jeunes hommes alors qu'il ne devrait être que divertissement.

Aphrodite a dit…

Ca fait longtemps que j'ai envie de commenter ce post,je me lance :
je suis d'accord avec bien des points développés, mais je trouve que même si le sexe recréatif comble beaucoup de femmes -je m'abstiendrai de parler des hommes vu que je n'en suis pas un- j'ai quand meme la nette impression que derrière ce sexe récréatif il y a aussi une demande affective qui ne dit pas son nom.
Il faudrait pour cela redefinir les notions d'amour, d'affection, de sexualité. Si prend mon exemple (ben oui quel meilleur exemple que soi même) je pratique depuis très longtemps le sexe récréatif, mais je ne le pratique pas dans la surconsommation et en considérant mon partenaire comme de la viande et surtout sans sentiments ni affection. Entendons nous bien sur ces mots, sentiments et affection ne veulent pas dire que j'ai pour projet un mariage ou une vie de couple ou un amour exclusif avec les hommes avec qui je baise, mais je les aime tous, oui à partir du moment ou je choisi un homme pour baiser c'est aussi parcequ'il me touche, me séduit, pour différentes raisons, pour differentes raisons je l'aime, dans un amour qui n'aura parfois pas de suivi, parfois oui, mais toujours avec j'ai toujours beaucoup d'affection pour les hommes rencontrés même une seule nuit.
Et voilà sans doute pourquoi vous gardez comme meilleurs souvenirs les personnes dans leur globalité et non seulement les parties de jambes en l'air.
Parce que nous ne sommes pas que de la viande, hommes comme femmes, nous sommes aussi des êtres humains.

Aphrodite a dit…

HEU en me relisant... je ne sais pas si je suis compréhensible !

Kinky a dit…

@ aphrodite :
Non, non, c'est clair comme de l'eau de roche et je ne saurais mieux dire. Je partage à 100% votre approche !